Le salariat est une des aliénations centrales de notre société. Sur la question revenu travail, nous avançons la nécessaire remise en cause de la centralité du travail pour sortir du capitalisme et du productivisme.
Il faut un revenu décent pour tout-es, avec ou sans emploi, dans l'immédiat, comme le réclame la plate forme des associations de chômeurs et de précaires. Ce revenu doit aussi inclure un ensemble de droits non monétaires (logement, accès à la terre et biens communs, eau, air.
Ce revenu peut passer par le développement de multiples alternatives. Il faut se battre dès aujourd'hui pour l'appropriation collective des moyens de production, des biens communs, des services publics . il faut définir nos besoins essentiels et la maîtrise de nos usages.
Nous nous devons d'ouvrir le champ de nos choix, le capitalisme nous enfermant dans un modèle unique basé sur l'exploitation liée au contrat, qu'il soit salarial ou non.
Pour se libérer de la contrainte économique, des solutions doivent être plurielles et doivent permettre l'autonomie de chacun, et notamment celle des femmes. Le problème se pose de l'organisation sociale qui permettra cette autogestion généralisée de la vie collective.
Nous affirmons les valeurs suivantes : développer la relocalisation de la production et des échanges ; privilégier les valeurs d'usage sur les valeurs d'échange, baser les rapports sociaux sur la solidarité, la réciprocité et la coopération.
Le débat reste à approfondir sur le dépassement du salariat. Toute réflexion sur le revenu pour tous intègre la question de la gratuité des transports collectifs de proximité, comme celle d'autres services publics.
Débattre de la gratuité des transports collectifs de proximité, c'est réfléchir à articuler justice sociale, écologie, partage des revenus, réflexion sur l'urbanisme et remise en cause de l'idéologie individualiste.
Actuellement, l'étalement urbain génère d'énormes coûts pour les ménages et dégrade leur qualité de vie et est l'un des éléments essentiels de l'effet de serre. Mais les transports collectifs ont un coût qui doit reposer sur la solidarité collective.
AprES la gratuité pour chômeurs et précaires gagnée pa les luttes, il faut passer à la gratuité pour tous, mesure à la fois écologique et sociale. Il faut dans l'immédiat développer les infra structures de transport collectif dont la prise en charge ne peut être effectuée qu'en impliquant l'Etat. En revanche la gratuité du fonctionnement peut être assurée par les collectivités territoriales, par l'impôt solidaire progressif. La gratuité d'usage ainsi créée doit impliquer une taxation du mésusage (péages urbains). Les entreprises devront continuer à participer à l'effort collectif.
La desserte des zones rurales nécessite des mesures spécifiques, et les régions devront harmoniser leur politique de gratuité des transports. Cette autre politique des transports est un élément de la relocalisation des activités économiques, notamment agricoles ; elles participent à la définition d'un nouvel urbanisme, réconciliant lieu de vie, lieu de travail, et lieu d'habitat.
La souveraineté alimentaire repose sur des revendications du niveau local, national et international.
L'opposition aux règles de l'OMC, qui contraint les Etats faibles et libère les entreprises fortes, pose la question des traités internationaux et des possibilités d'en sortir.
Comment permettre aux populations de retrouver leur capacité à s'alimenter et à réactiver leur culture vivrière.
La solidarité avec les pays du Sud, pénalisés par un nouveau colonialisme foncier, interroge sur une nouvelle définition de la PAC.
Au niveau local, les luttes contre les OGM en plein champ, pour la défense du vivant (semences) et de la biodiversité reflètent de nouvelles exigences démocratiques.
La création d'un mouvement social dénonçant les dégâts du productivisme, réclamant des garanties d'une production agricole de qualité, ouvre des perspectives, par exemple, en développant des circuits cours (AMAP), des expérimentations collectives (jardins partagés, éco-villages) et en facilitant la réappropriation du foncier pour l'installation des paysans.
La réduction des ressources énergétiques et notre solidarité avec les pays du Sud nous encouragent à porter un projet d'agriculture économiquement viable, socialement juste, écologiquement productrice de qualité.
L'agriculture productiviste, entre autre la production d'agro-carburant, est un facteur aggravant du dérèglement climatique.
Avec le dérèglement climatique, conséquence de l'activité humaine, l'énergie nucléaire, produit de la technologie humaine est un risque majeur auquel il est impératif de répondre de façon urgente.
Les effets d'un accident, dont la probabilité est admise par tous, y compris par ses concepteurs est sans proportion avec l'énergie réellement produite par cette technologie, qui produit pas ailleurs des déchets pour lesquels aucune solution durable n'a été trouvée.
Présentée à tort par les partisans de l'énergie nucléaire comme une solution pour répondre au problème du réchauffement climatique, il est nécessaire de rappeler que sa substitution par une énergie fossile n'accroîtrait que très faiblement les émissions de gaz à effet de serre à l'échelle mondiale.
Nous considérons que l'arrêt des centrales nucléaires est une urgence. Des scénarii de substitution énergétique, établis par des comités scientifiques, tel que celui de MEGAWATT, démontre que cet arrêt est possible.
L'usage de l'énergie fossile devra néanmoins ne constituer qu'une étape de transition dont la durée sera conditionnée à la mise en place d'une société de sobriété, d'efficacité énergétique, et à la production d'énergies renouvelables.
Celles-ci devront être relocalisées pour constituer une alternative énergétique sûre, démocratique et durable.
Discussion
Bonjour à touTEs Bon et maintenant qu'est-ce qu'on fait ? Comment peut-on avancer notamment sur les 2 dissensus que j'ai noté lors de la plénière de dimanche à savoir: - L'abolition du salariat et le revenu d'existence - L'arrêt du nucléaire immédiat compensé par les centrales thermiques. A bientôt