Ces troisièmes journées font suite à Miremont 2008 et à Avignon 2009.
Elles ont eu lieu à Notre Dame des Landes (44) le lundi 3 août 2009, dans le cadre de la Semaine de Résistance (à l'occasion de laquelle se déroule un Camp Action Climat).
Etaient représentés : AlterEkolo, EcoSol, Les Alternatifs, les Objecteurs de croissance, Utopia.
Ont participé aussi à la version définitive du communiqué de presse : le Mai, des membres du secteur écologie du PG et des volontaires individuels membres du comité de liaison.
Les acteurs de l'écologie radicale se sont retrouvés le 3 août 2009 à l'occasion de la "semaine de résistance" à l'aéroport de Notre Dame des Landes (Loire-Atlantique) en se joignant à la lutte contre le projet d'aéroport.
Nous, composantes du processus de Miremont (août 2008), réaffirmons notre volonté de prolonger le rassemblement de l'écologie radicale se distinguant de l'écologie d'accompagnement (développement durable, Grenelle de l'environnement, green washing…). Nous enregistrons l'adhésion grandissante aux thèmes écologiques mais ne nous satisfaisons pas d'une écologie au service du libéralisme.
Nous réaffirmons notre volonté de poursuivre nos travaux sur notre projet de société lors de rencontres thématiques régulières dans le cadre d'invitations réciproques et d'échanges.
Nous tenons à rappeler que nous nous inscrivons dans l'appel "don't nuke the climate" et poursuivons notre engagement commun dans les luttes locales et en lien avec la mobilisation contre le réchauffement climatique à l'occasion du sommet de Copenhague (décembre 2009).
Pour aboutir, les négociations doivent remettre en cause le productivisme et l'économie mondialisée, agir pour la relocalisation des activités économiques et la maîtrise collective des objectifs de production et de consommation. Ces objectifs sont incompatibles avec l'économie capitaliste.
Pour cette raison et parce qu'un changement de système nous paraît être un préalable indispensable pour répondre aux défis de l'écologie, nous sommes déterminés à affirmer notre identité et participer pleinement à la contestation du "capitalisme vert" en donnant rendez vous à tous celles et ceux qui se reconnaissent dans cette contestation les 3 et 4 octobre 2009 à Colmar à l'occasion du rassemblement pour la fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim et la sortie du nucléaire.
Dans l'immédiat, nous nous adressons solennellement au Député-Maire de Nantes, Jean Marc Ayrault, au Président de Région Pays de la Loire, Jacques Auxiette et au Président du Conseil général de Loire-Atlantique, Patrick Mareschal afin qu'ils renoncent à tout soutien au projet inutile, coûteux et nuisible d'aéroport à Notre Dame des Landes.
Notre-Dame-des-Landes, 3 août 2009
Discussion
Bonjour,
voici un thème de débat possible :
Comment parler d'écologie radicale à NDDL alors que les associations d'opposants préconisent une solution de réaménagement qui permettrait d'absorber un accroissement de trafic équivalent à celui prévu avec le nouvel aéroport ?
Bon courage pour tenter d'expliquer ce paradoxe…….
Bonjour
ta question met en évidence que toute écologie n'est pas écologie radicale. Et qu'il faut bien distinguer entre une écologie d'accompagnement et une écologie de rupture ou de transformation.
De notre point de vue, ce n'est donc pas un "paradoxe" mais une "incohérence" que de préconiser une solution de réaménagement.
Bonjour
pour les Objecteurs de croissance, un aéroport à NDDL, ce ne serait pas pas "1 aéroport de plus", mais "2 aéroports de trop".
Nous étions présents à NDDL.
Ce débat me parait un peu vicié par l'interprétation tendancieuse de la position élaborée par "les Assoc d'opposants": en cohérence avec leur objectif de combat,qui est de nature DEFENSIVE (ils ne se sont pas organisés pour faire la Révolution, mais pour refuser la dévolution de leurs terres à vocation agricole à la création d'un aéroport…),ils ne "préconisent" pas une solution de réaménagement croissanciste,comme on leur en fait ici le procès,ils utilisent simplement (habilement,à mon avis) un argument de riposte à l'argumentaire démagogique (et,lui,"croissanciste") du maire de Nantes. Eux sont les premiers à dire qu'il n'y a nul besoin réel de créer une autre piste. Et leur effort de mobilisation de la population locale,qui a été desservi plutôt que servi par l'action commando ,jeudi,d'un groupe d'allumés "autonomes" du Camp Climat,s'appuie sur un dossier costaud et de bonne lisibilité pour leurs concitoyens. Alors ..quel rapport avec les débats internes de "l'écologie radicale" ? "Les chiens aboient,la caravane passe…"! Jacques Bonnet (présent à NDDL vendredi et samedi,non le 3)
Point d'interprétation dans tout ça… Simplement des faits ! Les Associatoins d'opposants se sont laissées embarquer dans une démarche de défense d'intérêts particuliers, bien loin du nécessaire combat collectif qui devrait être mené contre le transport aérien de masse.
S'opposer à NDDL en présentant une alternative qui permet de développer le trafic s'apparente tout simplement à de la politique d'accompagnement et conduit, de facto, à créer un clivage Nord/Sud. Il est des situations où "l'habileté" stratégique rend le message opaque…..
Pour vérifier le véritable engagement de chacun dans ce combat, il est indispensable qu'une position claire soit prise quant au perspective de développement du trafic sur Nantes ! J'attends avec impatience de voir si l'Acipa va enfin sortir de l'impasse dans laquelle Solidarité Ecologie l'a conduit……
Pour ce qui me concerne, c'est clair non à NDDL, non au réaménagement de NA, oui à un "couvre-feu" dissuasif (du style 20h-8h), oui à la TIPP sur le kéro, oui à l'interdiction des décollages d'avion non rempli à 100%, oui à l'interdiction de desserte des destinations intérieures desservi par le train, etc…..
Bonjour,
Initiateur du "collectif d'élu-es doutant de la pertinence du projet d'aéroport à NDDL", je tiens à mettre en alerte tout-e défenseur-e de l'écologie radicale car ce qui semble se profiler, c'est effectivement l'abandon du projet à NDDL mais pour mieux construire une nouvelle piste perpendiculaire à celle existante à Nantes Atlantique. Ce n'est pas un hasard si mes propositions d'amendements au texte du collectif montrant les limites du développement durable… du capitalisme ont été rejetées par les élu-es verts, modem et sans étiquettes. Ces millions d'euros iraient encore dans les poches des aménageurs bétonneurs, détruisant encore quelques centaines d'hectares de terres agricoles alors qu'on sait pertinemment que le trafic aérien va décroître d'ici 20 ans ! Thierry, conseiller municipal, objecteur de croissance à St Nazaire (tbrulavoine@no-log.org)