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Comité de liaison

Compte-rendus de réunion

Relevé des décisions (31 août 2008)

prises à Miremont :

  • Création d'un comité de liaison de 21 personnes : un binôme paritaire par composante et un tiers de volontaires individuels.
  • Première réunion le week-end du 11 octobre, suivie de réunions tournantes et ouvertes dans les régions, jusqu'à la prochaine réunion plénière à Avignon à la fin de l'année 2008, ou début 2009.
  • Feuille de route du comité de liaison : sur la base de la déclaration commune de Miremont, chaque composante informe les autres composantes des initiatives qu'elle prend.
  • Le Comité de liaison :
    • discute sur la liste http://ml.ekolo.org/wws/info/cl
    • et/ou travaille dans son espace : dans ce cas, il vaut mieux s'abonner à la page (onglet au dessus de ce cadre) : vous recevrez ainsi un courriel dès que la page sera modifiée.

Discussion

Albano Cordeiro, 2008/10/31 00:03

En réponse à Michel Lepesant, dans son mail du 30/10/09, houspillant pour que le groupe commence à s'y mettre (6m):

Je m'y mettrai aussi. Je serais disposé à commenter un ou deux textes dits "pré-Miremont". Celui de Jérôme de l'organisation ouverte est à reprendre (moi ou qq'un d'autre). Par ailleurs : il n'est pas clair si le dit projet inclut - ne serait-ce que qq.lignes- sur la forme d'organisation, sachant que savoir comment on fonctionne et à qui on s'adresse enseigne énormément sur les objectifs recherchés. J'aimerais - comme j'ai déjà commencé sur un texte paru dans ce wiki - développer l'idée du dit "parti-société" . Celui-ci n'appartiendrait pas à la famille des "partis" mais plutôt, pour sa structure horizontale, à la forme réseau. D'aucuns proposent le "Parti -Mouvement" , ça se discute. Celui-ci pourrait prendre une forme qui se rapprocherait du "parti-société". Ca tombe bien parce que dans le milieu Arc-en-Ciel italien la discussion va bon train sur la forme-parti. La formule "parti social" est apparue . Il y est dit (je résume et j'adapte): dans le parti traditionnel, le "militant" distribue le tract sur les salaires à la sortie du métro, dans le parti social le "volontaire engagé" échange avec un voisin ce qu'est une AMAP et l'invite à en faire partie. Simplifié, certes, mais l'orientation est donnée : multiplicité de contacts qui restent souvent anonymes ou relations d'échange avec création de complicité et entraide Puis il y aurait la partie "valeurs" et organisation de la société. Enfin, je lance des trucs, mais c'est tout à voir. Albano

Annie Vital, 2008/11/28 18:34

Le groupe de travail sur le « Travail et le revenu » a commencé à réfléchir : proposition de synthèse

Des propositions à discuter par exemple en Avignon en janvier: Le revenu universel d'existence comme projet à moyen-long terme couplé à un revenu maximum admissible. La garantie de revenu pour tous proposé par E Perrin et Pag 69 comme étape à court terme qui reste cependant dans la logique du système actuel. La taxation à 100 % des revenus à partir d'un certain seuil et redistribution des surplus. Déconnexion des droits fondamentaux (logement, santé,éducation, eau, énergie…)d'une activité rémunérée. Notamment par des services publics forts et l'extension de la gratuité. Gratuité d'accès à un certain nombre de services jusqu'à un certain seuil et surfacturation du mésusage (décision collective de où cela commence). Taxe sur les transactions financières. Cependant cela pose une question : si cette taxe est efficace, c'est à dire si elle stoppe la spéculation elle générera de moins en moins d'argent disponible. Le SLAM (sharehoders limited authorised margin) de Frédéric Lordon c'est à dire le plafonnement du maximum de bénéfice accumulable par les actionnaires. Ces 2 dernières mesures renvoient comme le revenu maximum et la taxation du mésusage au concept de « common decency » de Georges Orwell : il y a des choses qui ne se font pas.

Mais un droit à un revenu d'existence ne suffit pas pour autant à définir un projet politique puisque certains « libéraux » le revendiquent comme favorisant les petits boulots sous-payés et permettant la baisse des salaires. (cf Brunoekolo qui propose un demi smic pour les jeunes qui accompliraient une sorte de « service écologique »). Il faut replacer la déconnexion du revenu et du travail (Cf Corinne Morel-Darleux) dans le système dont elle fait partie. La question du revenu n'en est qu'un des aspects car l'essentiel est bien d'assurer une production alternative non pas de vivre aux frais du capitalisme ni seulement soulager la misère (Jean Zin Multitudes n 27). L'horizon n'est pas celui d'une société de loisirs mais celui d'une société où le revenu garanti serait cumulable avec un revenu d'activité, servant d'incitation au travail autonome(J Zin). C'est pour assurer la production et une production plus écologique que nous avons besoin d'un revenu garanti. C'est pourquoi il faut élargir la question à l'organisation de la production et sa relocalisation active. Les 2 points de plus grande résistance sont idéologique et de mise en place. Nous serons obligé de changer toutes nos façons de penser. Un revenu garanti permettrait de sortir du salariat productiviste et de l'absurde dépendance entre travail et consommation. Sortir du productivisme ne veut pas dire ne rien produire mais construire un système complet basé sur une autre logique productive, d'autres moyens de production, d'autres produits, d'autres circuits. Le revenu garanti associé à des coopératives communales de production et des monnaies d'échange locales (A Gorz) ouvriraient la porte à un autre système.

Le travail est un paradoxe et c'est ce qui lui confère une place essentielle dans nos sociétés. Il manifeste à travers le rapport salarial l'exploitation du travailleur dans sa dépendance au capital, en même temps, grâce aux droits sociaux qui lui sont liés, il affirme l'appartenance de ce même travailleur à la Communauté politique. Il mêle inextricablement exploitation et intégration sociale. Le travail génère un processus de reconnaissance par les autres, la rétribution n'est pas seulement monétaire mais aussi symbolique. Les psychologues du travail lui assignent une place irremplaçable (?!), car il est vital pour l'équilibre personnel témoignant d'une reconnaissance par autrui qui passe par un rapport avec l'action et le réel. (Jean-Louis Laville « le travail une nouvelle question politique »). Discutons-en .

Voilà me semble-t-il tout ce que nous aurons à discuter le 10-11 janvier en Avignon. Annie Vital pour le groupe « travail et revenu d'existence ».

fonctionnement/cl.txt · Dernière modification: 2008/12/03 10:10 par ekolo.lx
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