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Groupes de travail

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Liste des groupes de travail prévus à Miremont le 31 août 2008 et augmentée après la première réunion du comité de liaison du 12 octobre 2008, avec les animateurs :

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Discussion

Albano Cordeiro, 2008/10/28 19:13

L'article de Della Sudda "Pour un Parti-Mouvement" (retravaillé au sein des Alternatifs). L'article en question peut être trouvé sur le site CNCU : http://cncu.fr/spip.php?article1558. Il a suscité quelques réflexions sur le sujet de la forme parti qui sont publiées ci-dessous. Della Sudda part de l'idée que "le changement viendra du mouvement social" pour proposer une nouvelle frome de parti. On reste dans le "parti", mais y est dit aussi qu'est nécessaire "la convergence de plusieurs courants qui peut permettre de relever, avec d’autres encore, les défis qui sont devant nous"


Je salue les auteurs de l'article sur le parti-mouvement, puisqu'il aborde des aspects de la question comment faire politique aujourd'hui à la lumière des impasses qu' a connu la gauche de gauche dans son passé et dans lesquelles elle s’y trouve toujours. Je souscrits les critiques aux partis à « comité central », fonctionnant sur le mode pyramidal et entretenant des « organisations de masse ». Le terme parti ne serait pas adapté à la forme «réseaux à but politique» que nous pourrions voir plutôt comme résultant d’une évolution venant de l’expérience de certains mouvements sociaux. En fait, ce terme de « mouvements sociaux » a besoin d’être décliné au risque de ne pas savoir de quoi on parle au juste. Il y a des mouvements sociaux « spontanés » (plus ou moins) de courte durée qui échappent bien souvent aux organisations censées les encadrer. Il y a des mouvements sociaux « spontanés » d’une certaine durée qui se déclenchant en dehors des organisations censées les encadrer mais qui se coordonnent. Il y a les « mouvements sociaux » qui sont autant de « manifestations obligées » (genre manif « pour l’emploi » ou « pour les salaires » à la rentrée de septembre-octobre) par lesquelles des organisations censées faire partie d’un « mouvement social » plus ou moins institutionnalisé se font rappeler à leur existence. Il y a le mouvement social porté par des associations, plus ou moins politisées, détentrices de capacités d’expertise dans leur domaine, et qui font un travail « à la base » et dans la durée. Aussi, parfois, elles font du lobbying pour faire aboutir la pression sociale dont elle sont porteuses. C’est vers cette dernière version du mouvement social que je porterai l’attention. Leur distance à l’action politique proprement dite (obtenir des résultats, par proposition ou par pression, quant à des revendications mûries dans la société), est relativement courte. Il y a juste une volonté d’ordre politique pour que cette force se manifeste aussi sur le plan politique. A eux et à nous de réfléchir aux modalités d’articulation entre les deux formes d’action, dont il faut souligner –très sérieusement- qu’il ne s’agirait pas de leur dicter la ligne mais de la créer avec eux, et qu’ils seraient naturellement dans l’action avec nous.

Cette réflexion se rattache à celle du Parti-société.

Le parti-société est un concept apparu dans la gauche socialiste italienne des années 80. Nous, (avec Jérôme Gleizes) nous avons essayé de commencer une réflexion sur un des premiers numéros d’EcoRev (sauf erreur, sur le n° 2, titre : «Quel parti aujourd’hui, le parti-société ? »). L’usage ici du terme « parti » est inapproprié, mais il faut conservé. La définition avancée de ce mode d’organisation a été présenté de cette façon : « un réseau de “ contrats politiques ” à différents niveaux d’engagement (avec des objectifs communs négociés, actés, et pourvus de mécanismes de vérification de leur réalisation), avec toutes sortes de regroupements de citoyens à buts autres que la simple défense d’intérêts particuliers (y compris des regroupements d’entreprises poursuivant des buts autres que commerciaux), des projets regroupant diverses compétences pour des réalisations bénéficiant à diverses catégories de population ou à l’ensemble des citoyens, des établissements culturels, scientifiques, sociaux, des associations. Chaque contrat politique inclurait un comité d’animation politique, sorte de comité de suivi, avec des membres “ internes ” et “ externes ”, doté d’une large autonomie, dans le cadre des buts généraux recherchés par le parti, en cohérence avec les alliances politiques contractées. Non seulement cette autonomie est nécessaire, mais en outre, il serait illusoire d’établir des contrats qui ne bénéficieraient pas aux organisations de citoyens. Autrement, il ne s’agirait que d’inféoder ces organisations au parti. Or celui-ci fournit une plus-value gratuite de mise en contact de réseaux et de compétences, en matière de communication et de reconnaissance sociale. En définitive, c’est l’organisation citoyenne qui juge l’intérêt de ce lien, et qui peut l’étendre à d’autres formes de parti-société ».

Il est facilement compris que cette vision se trouve en contraste avec celle qui conçoit le «parti», ou toute autre organisation similaire, comme une machine dont la logique ne peut être que la «prise du pouvoir d’état», puisque dans la conception traditionnelle de la gauche c’est par l’Etat, c’est à dire, en possédant le pouvoir que l’on peut changer la société ou de société. Ce qui est appelé ici le parti-société ne nie pas totalement cette démarche mais elle juge préliminaire l’organisation de la société civile elle-même, répondant à des multiples exigences qu’elle se pose et définit et pour lesquelles elle même agit, en se servant éventuellement du pouvoir d’état, au nom de l’intérêt général.

Tandis que toute forme parti cautionne une coupure entre Etat et société civile : à nous la politique, à vous le quotidien et les emmerdements. Une coupure cohérente avec la « démocratie réellement existante » puisque basée sur la délégation à « mandat universel » : le représentant du(de la ,des) citoyen-nes décide en son âme et conscience, quitte à se faire virer aux élections prochaines. Par contre en situation de démocratie participative, la citoyenneté devient active et non passive-délégataire, et l’organisation de la société civile articulée avec l’Etat institutionnel devient nécessaire. Mais ceci est tout un chapitre à soi, à développer.

fonctionnement/gt.txt · Dernière modification: 2008/10/20 14:09 par ekolo.lx
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