Contribution à Miremont 2008 : texte issu de la Rencontre des CUALS 34, le 1er Juin 2008 au Caylar du Larzac (une centaine de participants).
Cette forme d'organisation remonte à la plus haute antiquité. Elle a été petit à petit remplacée par des formes politiques autoritaires : aristocratie, monarchie, ploutocratie, centralisme démocratique, dictatures militaires (généralisées en Afrique). Elle ne survit que dans des petits groupes autonomes (anarchistes).
La révolution industrielle du dix-neuvième siècle a encouragé le développement du suffrage universel (sans les femmes) et de la démocratie bourgeoise représentative - les délégués (députés, sénateurs) sont élus pour une longue durée (cinq ans, neuf ans et parfois même à vie) sans mandat impératif, sans possibilité de révocation, sans obligation de rendre compte, avec des avantages matériels considérables.
On en connaît les conséquences : corruption, délinquance, enrichissement, impunité… et développement de l'abstention par écœurement (50% aux États-Unis, 40% aux élections européennes).
Ces travers ont gagné les partis, les syndicats, les mutuelles constitués originellement sur un mode associatif. Les associations de type 1901 se rapprochent du mode autogestionnaire. Mais il y est souvent perverti par le culte de la personnalité, l'opacité financière, le non-renouvellement des dirigeants, la manipulation des AG.
Dans la lutte des classes contre un adversaire puissant et centralisé, l'autogestion des luttes est particulièrement efficace.
On lui doit nos principales victoires récentes :
Rapporteur : Christian Durand, de Séte.
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