Message reçu le 30 août 2008, adressé aux participants de la rencontre de Miremont 2008.
Cher-e- camarades,
Ne pouvant participer aux journées de l’écologie radicale, je tenais à vous adresser quelques mots de salutations et d’encouragements.
A l’heure où se noue une alliance électorale qui prétend réunir toutes les familles de l’écologie politique, il y a nécessité de faire entendre une autre voix. L’opération menée par D. Cohn-Bendit réunissant José Bové et les proches de Nicolas Hulot ne doit pas abuser ceux et celles qui veulent faire de l’écologie la colonne vertébrale d’un nouveau projet d’émancipation. Il faut garder les yeux bien ouverts face à ceux qui veulent réconcilier la défense de l’environnement et le néo-liberalisme, ceux qui veulent réconcilier le oui et le non du référendum de 2005 sur la constitution européenne, ceux qui travaillent à verdir le capitalisme.
Une autre écologie est possible ; elle est d’ailleurs déjà en marche dans différentes initiatives, associations, groupes ou partis politiques, mais elle reste souvent dispersée. Il est urgent de rassembler les composantes de cette écologie radicale, malgré ses différences ou ses divergences. Défenseurs d’une écologie sociale, d’un projet politique qui réponde dans le même temps à la crise environnementale et se bat pour mettre fin aux inégalités sociales et de genre, nous estimons que l’écologie est une chose trop sérieuse pour la laisser aux libéraux.
Envisager des convergences n’est pas d’abord affaire de marketing électoral, mais doit avant tout passer par un travail en commun. Et les terrains ne manquent pas, à commencer par ce qui selon nous doit être une priorité : une campagne massive et populaire pour une politique ambitieuse contre les changements climatiques.
Je souhaite à tous ceux et toutes celles présent-e-s à Miremont de riches débats.
A bientôt dans les luttes !
— Vincent Gay, écologiste, militant de la LCR.